Transition écologique : le ferroviaire est-il notre seul salut ?

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Article publié le mercredi 30 août 2023

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Par Robert Robert

En 2022, malgré des coûts énergétiques en hausse, la part modale du fret ferroviaire a atteint 11 %, un chiffre inégalé depuis 2016. Le rôle crucial du rail dans la réduction de l'empreinte carbone du transport de marchandises est indéniable et devient une réponse tangible à la demande croissante de transport. Celà est du à sa capacité de chargement et son émission de CO2 qui est neuf fois inférieure à celle du transport routier.

Transition écologique : le ferroviaire est-il notre seul salut ?

Prioriser les investissements dans le fret ferroviaire

Le développement de l'utilisation du fret ferroviaire nécessite de lourds investissements dans le réseau ferré. L'annonce d'un investissement de quatre milliards d'euros pour le fret ferroviaire d'ici 2032 est une étape significative pour assurer qualité et performance, tout en répondant à la croissance des trafics.

Mobilisation des acteurs du rail

La transition vers le fret ferroviaire nécessite une forte mobilisation des acteurs ferroviaires. Il est crucial d'offrir aux industriels un accompagnement de qualité dans le développement de solutions logistiques décarbonées adaptées à leurs besoins. Un effort significatif doit également être fourni pour optimiser le raccordement des usines au réseau ferroviaire. Le fret ferroviaire a connu une croissance de 12% entre 2021 et 2022 grâce au transport combiné, combinant les deux modes de transport.

Coopération entre infrastructures

La coopération entre les infrastructures routières et ferrées reste un défi majeur pour la transition écologique des transports. Des actions communes avec les acteurs routiers et autoroutiers, telles que l'amélioration des interconnexions et le partage de données, sont primordiales pour offrir une offre compétitive afin de déplacer le transport de marchandises de la route vers le rail. La réussite de ce défi assortie d'une décroissance drastique de certains axes routiers, compte tenu du fait que 20.000 camions traversent chaque jour la frontière franco-espagnole, reste incertaine.

Complexité de la transition écologique

Il est important de noter que 41 % des entreprises de taille moyenne ou intermédiaire voient dans la complexité globale de la transition écologique le principal obstacle à l'écologisation de leurs activités. C'est autant pour elles un défi majeur d'accompagner efficacement les chargeurs vers la décarbonation et le fret ferroviaire.

Quotas et labels

La nécessité de réunir les industriels et les acteurs logistiques pour élaborer ensemble une logistique décarbonée pérenne est impérative. Cet accompagnement doit également mettre en lumière les avantages financiers du fret ferroviaire, en particulier à travers les Certificats d'Economie d'Energie (CEE) ou les quotas carbone. Cependant, la majeure partie des industriels ignorent encore ces avantages ou peinent à les comprendre.

L'obtention de labels verts conditionnés à la réduction des émissions de CO2 des industriels est également un sujet important à aborder dans le processus d'accompagnement. Le dispositif Fret 21 marque une avancée notable vers cette direction, mais des efforts supplémentaires sont requis pour intégrer systématiquement la baisse des émissions de CO2 du transport de marchandises dans l'obtention des labels financiers « développement durable ».

En somme, avec des investissements adéquats et un soutien approprié des industriels, le fret ferroviaire a le potentiel de devenir l'épine dorsale de la mobilité durable. Cependant, le récent succès de la Renfe en France, avec la vente de 100 000 billets, pourrait-il être une menace pour la position de la SNCF ?

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